Arnaud Cerutti

Arnaud Cerutti

19-03-2021

12:05

17 ans après, le @ServetteFC a retrouvé la 2e place de Super League. Durant ce laps de temps, c'est peu dire que des choses se sont passées dans son histoire... ⬇️THREAD 4e PARTIE...⬇️

Mais Quennec jure que le club retrouvera sa place dans l’élite douze mois plus tard. Il s’appuie notamment pour cela sur deux Gallois sortis d’on ne sait trop où: Kevin Cooper sur le banc et Julian Jenkins en coulisses.

Le second cité multiplie les promesses alors qu’il ne connaît rien au foot suisse, si ce n’est au football tout court. Il prétend vouloir s’appuyer sur ce qu’il a réalisé à Cardiff City, comparant ici deux mondes bien incomparables.

Sur le terrain pourtant, l’équipe retrouve un certain dynamisme. Tibert Pont et Alexandre Pasche jouent les grognards à mi-terrain, Niklas Dams assure les arrières, Anthony Sauthier confirme les promesses…

Le tout alors que des jeunes sortent du bois (Besnard, Bua, Guillemenot, Zakaria…), encadrés qu’ils se trouvent également par Johan Vonlanthen, qui prend son pied en Grenat. Servette joue la 1re place, seul moyen désormais d’accéder à l’élite.

Hélas, si le sportif est intéressant, l’extrasportif est terrible. Hugh Quennec, l’ancienne idole de la République, le présumé M. Propre, est rattrapé par la patrouille. Sa gestion est désastreuse et on découvre que Servette est endetté jusqu’au cou.

Le président se veut comme toujours rassurant. Il loue sa «communauté» et les valeurs de ses clubs (GSHC inclus). Ce n’est qu’une façade. Peu importe ce qui lui arrivera sur le terrain, le SFC va en réalité droit dans le vide. Sans parachute.

Battus à Lugano, les Genevois – qui ne sont plus payés - s’écroulent en fin de saison et laissent les Tessinois finir en tête de Challenge League. Mais le coup de massue intervient quelques jours plus tard lorsqu’une nouvelle faillite est prononcée.

Celle-ci plonge la Genève du sport et les amoureux du club dans les abysses. La Promotion League est promise à (re)devenir le lot quotidien des Grenat. Quelle claque pour tout le monde. Comme si les leçons d’hier n’avaient pas été retenues…

Le dégât (d’image, aussi) est considérable. Et cette fois-ci, pas de Paco Vinas pour sauver les meubles. Le doute assaille tout un chacun. Mais la Fondation Wilsdorf (Rolex) débarque en sauveuse. En plaçant Didier Fischer, un autodidacte, à la tête du club.

L’homme, qui a sauvé Cenovis et Morand, reconnaît ne pas être un expert en football. Mais son réseau, ses connaissances en management et sa cote promettent pour le Servette d’autres lendemains. Prudent, Fischer affirme et réaffirme que la reconstruction prendra du temps.

A juste titre. La Fondation entend s’appuyer sur les jeunes, mettre en valeur l’important vivier du SFC. Mais elle est aussi consciente que rien ne peut se faire sans quelques vieux briscards et sans professionnalisme dans ses structures.

La reconstruction du club doit se faire étape par étape. Fischer s’affuble curieusement d’un directeur sportif venu du rugby, Alain Studer. Ancien moniteur au bureau des autos notamment, cet ancien international suisse de rugby essaie de structurer le club.

Le staff administratif est vite complété par Constantin Georges, un ancien du World Economic Forum, lequel devient le relais de Fischer. Il fait le ménage au sein du club, dans les bureaux. Ses méthodes ne plaisent pas partout.

Mais on considère apparemment cette manière de faire comme légitime pour remettre de l’ordre. Sur le terrain, sous la houlette de Cooper, puis du duo Niederhäuser/Cotting et enfin d’Anthony Braizat, alors que Bosko Djurovski était censé revenir, Servette va chercher sa promotion.

C’est surtout au prix d’un superbe 2e tour (12 victoires, 2 matches nuls, 1 défaite) que les Grenat devancent Cham et Kriens. Pont, auteur de 12 buts, et son complice Vitkieviez (6) sont parmi les leaders de cette équipe.

En coulisses, Didier Fischer grandit aussi dans son rôle. Il a le mérite de reconnaître ses erreurs et, surtout, d’apprendre de celles-ci. Au fil des mois, il s’entourera de vraies compétences footballistiques (Gérard Bonneau, Lionel Pizzinat…).

Avec ses anciens et ses jeunes qui montent, mais aussi (et surtout) grâce au soutien de ses nouveaux propriétaires, Servette peut attaquer la Challenge League avec certaines certitudes. Sans faire de folie certes, mais en étant à l’abri.

Le retour au club du talentueux gardien Jérémy Frick (ex-Lyon) permet au club d’avoir enfin un dernier rempart de grande valeur. Sur le plan offensif, Servette se renforce également de fort belle manière.

D’abord en engageant Alexandre Alphonse, ancien champion de Suisse avec le FCZ, puis en enrôlant fin août Jean-Pierre Nsame, un inconnu mêlé à une affaire personnelle en France. Un vrai pari… qui s’avérera être plus qu’une réussite.

Toujours avec Braizat aux commandes, les Genevois tardent à se mettre en route. Ils entament leur saison en ne prenant que 7 points sur les 9 premiers matches. Un revers contre Breitenrain en Coupe de Suisse fait tache, mais on veut rester optimistes.

A la trêve hivernale, alors que Servette n’est qu’à 1 point du podium, Braizat est toutefois dégagé du banc et remplacé par le Bosnien Meho Kodro, ancien attaquant du FC Barcelone.

Bien que peu souple et peu au courant des affaires du foot suisse, Kodro, personnage solitaire, donne un second souffle à son groupe, qui débute 2017 en fanfare (9 victoires et 2 nuls). Mais le FC Zurich, descendu par surprise au printemps précédent, est trop fort.

Les Grenat terminent 3es, derrière le FCZ et Xamax. Ce podium et les 23 réussites de Nsame sont autant de motifs d’espoir pour le futur. Seulement, l’affaire n’est pas si simple.



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