Mauritius Sicclinium

Mauritius Sicclinium

14-09-2021

11:25

Synthèse en français, comme vous n'aurez pas le temps d'écouter :

Yarvin se pose la question du pouvoir. Il constate que le président américain a 100 voire 1000 fois moins de pouvoir réel aujourd'hui qu'il n'en avait à l'époque de Franklin Roosevelt.

Selon lui, les Américains vivent dans une fiction politique, un peu comme les Anglais des XVIIIe et XIXe qui ne savaient pas encore que leur roi avait perdu son pouvoir.

Il fait remarquer que la meilleure façon de voler une élection n'est pas de faire du bourrage d'urnes ou un faux dépouillement mais de retirer ses pouvoirs au président qu'on élit et de profiter de cette fiction qui détourne l'attention du peuple.

Mais alors qui est au pouvoir selon Yarvin ? Le pouvoir est selon lui nébuleux, en forme de vaste oligarchie qu'il appelle « la Cathédrale », distribué entre les grands titres de presse, les université prestigieuses et les technocrates de l'État Profond, notamment.

Mais il existe toute une aristocratie plus large encore que cette oligarchie qui est invitée à s'associer au pouvoir par la conformité idéologique.

Il raconte que ce qui revient le plus souvent dans les lettres de motivation de universités prestigieuses, qui sont de fait la porte d'entrée de l'aristocratie, c'est le désir de changer le monde, « to make an impact ».

Concrètement, ça revient à annoncer qu'on a soif de pouvoir, et c'est précisément la caractéristique principale de l'aristocrate, au sens propre et politique.

De même, tous les signalements de conformité idéologique (style écrire « Black Lives Matter » sur sa porte) sont une façon de se ranger du côté du pouvoir pour avoir le sentiment d'y participer un peu.

Il en résulte une société aussi totalitaire que la Tchécoslovaquie communiste mais sans pouvoir centralisé, et les Américains dissidents cherchent le centre du pouvoir en vain parce qu'il est contre-intuitif qu'un pouvoir décentralisé et pourtant unanime puisse exister.

Quand on voit que le New York Times et le Washington Post exercent leur pouvoir dans la même direction, que Harvard et Yale promeuvent les mêmes idées, on se demande quel sorte de fil invisible peut bien les relier.

D'après lui, il n'y a pas de lien hiérarchique concret, mais ces structures de pouvoir ne peuvent mécaniquement pas être en désaccord, parce qu'elles reposent sur la technocratie.

De la même manière que les spécialistes du climat ont tout intérêt à prédire le pire pour augmenter leur prestige, leur pouvoir et leur budget, que les médecins ont tout intérêt à exagérer la menace du cvd,

on a délégué les questions plus profondes à des pseudo-scientifiques comme les sociologues qui ont tout intérêt à épouser les mêmes analyses qui seront reprises par le pouvoir.

Finalement, quand le gouvernement « repose sur la science », il finit par corrompre les scientifiques en leur donnant un pouvoir qu'ils seront trop occupés à exercer pour étudier le monde de façon vraiment scientifique.

(La partie sur les experts qui commence à 42:28 est particulièrement intéressante.

Yarvin estime que tout ça promeut une grande médiocrité, que l'Amérique contemporaine est bien inférieure à celle de la 1re moitié du XXe siècle qui a atteint la domination mondiale, que le projet Manhattan serait impossible hui et que ça explique notamment l'échec en Afghanistã.

Il prédit que la situation pourrait encore se dégrader pendant longtemps sans effondrement total.

Yarvin croit que la démocratie n'est ni possible ni souhaitable et raconte l'histoire des États-Unis comme une successions de dégradation du pouvoir et de reprises en main par de jeunes visionnaires (quasi startuppers) à l'attitude monarchique :

Hamilton en 1789, John Hay et Nicolay après la guerre Civile, Franklin Roosevelt dans les années 30 (qui était pratiquement un dictateur).

Carlson finit par lui demander ce qu'il en est de l'avenir du régime et il répond qu'au mieux ce sera comme la chute de la République romaine avec un nouveau césarisme, et qu'au pire ce sera plutôt comme la chute de l'Empire romain.

Il explique que César a réunifié les Romains et soumis le Sénat en étant miséricordieux avec l'ancienne élite qu'il éloignait du pouvoir, en leur donnant de bonnes retraites, et qu'il faudrait faire la même chose avec leur aristocratie technocratique nuisible.

Remarque annexe qui intervient au milieu de l'entretien mais que je n'ai pas incluse dans ma synthèse : il faut voir la gauche dominante non seulement comme un ennemi mais aussi comme un prédateur dont nous serions la proie.

La « cancel culture » agit surtout quand on donne au prédateur des raisons de nous attaquer, quand on excite son appétit. Il faut penser comme des proies et pas agresser ses prédateurs.

Autre remarque annexe : il dit que le film historique le plus juste est Reds parce que les acteurs américains des années 1980 sont en tout point semblables aux personnages qu'ils jouent, gauchistes avant-gardistes des années 1910.

Il dit ça au milieu d'un développement sur l'origine de l'idéologie dominante actuelle, qui selon lui existait déjà il y a un siècle chez une certaine élite intellectuelle (largement homosexuelle d'ailleurs), et qui n'a fait que se répandre depuis.


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