أبو عمر

أبو عمر

04-11-2022

19:07

| Deux, trois ou quatre

Au Nom d’Allāh, Seigneur de toute chose, qui a rendu licite le mariage et a interdit la débauche. Lui, qui nous a créés à d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux-là a fait répandre [sur la terre] beaucoup d’hommes et de femmes.

Que la prière et la paix soient sur le prophète éducateur, le messager enseignant, et sur quiconque prend sa Sunna comme guide et le suit de la meilleure des manières jusqu’au Jour de la Rétribution.

Après la disparition de la šarīʿa de notre Seigneur, les lois des mécréants s’élevèrent sur les terres des Musulmans, nous nous délaissâmes l’Islām de la plus vile des manières et nous tournâmes nos visages en direction de l’Europe déliquescente.

La voix du faux, ainsi que celles des opposants à la religion, prirent de l’ampleur et le cancer des législateurs qui s’étaient mis à l’égal d’Allāh ﷻ gangréna le corps de la Umma.

Ils rendirent illicite ce qu’Allāh avait autorisé et ils rendirent licite ce qu’Il avait interdit. Parmi les choses les plus claires qu’ils ont abrogées et critiquées [se considérant comme les protecteurs de la femme et les défenseurs de ses droits] figure la polygynie.

Dans cette optique, ils mirent à disposition les tribunes [que ce soit dans les parlements de la mécréance ou dans les chaînes de TV laïques] et placèrent sur chacune d’entre elles un chien aboyant. Ce sont des imbéciles mais ils ne s’en rendent pas compte et ne le savent pas.

Leurs paroles empoisonnées s’infiltrèrent dans les cœurs des femmes Musulmanes jusqu’à ne plus trouver une Musulmane [en dehors de celles qu’Allāh a préservées] qui accepte la polygynie. Allāh ﷻ dit dans le Qurʾān :

﴾Et si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins … Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez.

Cela afin de ne pas faire d’injustice [ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille].﴿ | Sūra : An-Nisāʾ, Āya : 3 Un verset clair comme la clarté du soleil qui ne nécessite ni longue exégèse ni grande interprétation.

Ô serviteurs d’Allāh, ainsi donc vous avez la possibilité d’épouser deux, trois, ou quatre femmes hormis si vous craignez d’être injustes ou que les droits se perdent, alors contentez-vous d’une seule dans ce cas. Ibn Kaṯīr, qu’Allāh lui fasse miséricorde, a dit :

« Et Sa parole ﴾deux, trois, ou quatre﴿ | Sūra : An-Nisāʾ, Āya : 3 Signifie : épousez de parmi les femmes ce que bon vous semble, que l’un d’entre vous en désire deux, trois, ou quatre. » [Tafsīr al-Qurʾān : Volume 2, Page 209]

La polygynie n’est pas une chose nouvelle apportée par l’Islām car elle était présente dans les législations de ceux qui nous précédèrent. D’après Abū Hurayra, qu’Allāh l’agrée, le messager d’Allāh ﷺ dit : « Sulaymān fils de Dāwūd, que la paix soit sur eux, dit :

« Je passerai, cette nuit, chez 100 femmes, ou 99, et chacune d’entre elles donnera naissance à un cavalier qui combattra dans le sentier d’Allāh […] ». » [Ṣaḥīḥ Al-Buḫārī, Ḥadīṯ n°4867]

Il est étonnant de voir les Juifs et les Chrétiens reprocher aux Musulmans la polygynie alors que s’ils avaient lu les livres qu’ils ont entre les mains, ils sauraient qu’elle est également présente chez eux.

Il est mentionné dans leurs livres que Yaʿqūb, que la paix soit sur lui, avait deux épouses et deux concubines, et Dāwūd, que la paix soit sur lui, avait nombre d’épouses et de concubines comme cela est rapporté dans « Samuel 2 [5.13] » et « Samuel 1 [25.42-44] ».

Ils mentionnent que Sulaymān, que la paix soit sur lui, avait 700 épouses et 300 concubines comme rapporté dans « Les Rois 1 [11.3] ». Il est également dit que Roboam le fils de Sulaymān qui lui succéda au trône avait 18 épouses et 60 concubines.

Ainsi, les hommes des communautés passées avaient beaucoup de femmes et ceci était permis dans leurs législations. Puis, la šarīʿa de l’Islām vint et définit un nombre précis d’épouses que le Musulman n’a le droit de dépasser et qui est de quatre.

Quant au nombre d’esclaves, celui-ci n’a pas de limite. D’après Sālim, son père rapporte que Ġaylān ibn Salama aṯ-Ṯaqafī embrassa l’Islām alors qu’il avait dix épouses. Le messager d’Allāh ﷺ lui dit alors : « Choisis-en quatre d’entre elles. »

[Ǧāmiʿ At-Tirmiḏī : Ḥadīṯ n°1128] Il y a, certes, dans la législation de la polygynie de nombreuses sagesses comme le fait que les femmes sont plus nombreuses que les hommes qui font face, au cours de leur vie, [1/2]

à de nombreux risques et difficultés telles que les guerres, les situations dangereuses et les catastrophes. [2/2] De même, les jeunes préfèrent généralement les femmes vierges et se détournent des veuves et des divorcées.

Qui donc prendra soin de cette frange parmi les femmes ? De plus, Allāh peut éprouver une femme par la stérilité et au lieu qu’elle soit vouée à être répudiée, l’Islām a permis à l’homme de prendre une seconde épouse tout en gardant auprès de lui la première, fière et honorée.

Également, parmi les sagesses de la polygynie, le fait que la femme, au cours de sa vie, traverse des périodes qui l’empêchent d’honorer les droits de son époux comme lors de ses menstrues, de l’accouchement ou des lochies.

L’homme trouve alors dans ses autres épouses légitimes ce qui le préserve de tomber dans le péché et les ambiguïtés.

Et puis, par Allāh, s’il n’y avait de mérite dans la polygynie que le fait d’être une Sunna prophétique pratiquée par le meilleur des hommes, cela nous aurait suffi comme preuve pour faire taire les opposants.

Cependant, comme il est blessant pour nous de devoir dévoiler une réalité qui fait saigner le cœur monothéiste.

Cette réalité c’est que l’opposition [explicite ou implicite] à la polygynie a dépassé le commun des Musulmanes pour trouver place même dans le cœur de certaines étudiantes en science religieuse qui connaissent la plupart des règles religieuses.

Ceci, après que les cris des ennemis d’Allāh, de Sa religion et de Son messager, aient trouvé le moyen de les atteindre par les ambiguïtés qu’ils ne cessent de répéter : « Non à la polygynie, c’est une injustice faite à la femme ».

Allāh nous suffit et Il est Le Meilleur Garant. Je suis peinée de devoir dire que, chez certaines d’entre elles, cela va même jusqu’à prononcer des paroles de kufr ou des paroles pouvant signifier du kufr, qu’Allāh nous vienne en aide.

Ainsi, tu les trouves [alors que Satan leur a instigué cela] dire : « Tout sauf la polygynie, sauf cette règle, ô Allāh pardonne-moi mais je ne peux supporter cela, ni pour moi ni pour une autre. » Une femme dit aussi :

« Veux-tu de moi que je commette du kufr et que j’apostasie ? Si je le vois avec une autre, je serais éprouvée dans ma religion et je sortirais de ma maison désemparée ! » Une autre demande à son amie : « Que préfères-tu ?

Qu’Allāh libère ton époux prisonnier depuis des années et qu’il épouse une seconde femme, ou qu’il reste prisonnier et qu’il ne remarie pas ? » L’autre lui répond sans détours : « Qu’il reste plutôt en prison, cela m’est moins pénible que de le voir se remarier ! »

Ô Seigneur, fais-nous miséricorde ! Que l’époux Musulman monothéiste reste prisonnier chez les Rawāfiḍ ou autres mécréants qui lui infligent un châtiment douloureux est moins pénible pour la femme jalouse que de le voir sortir et pratiquer une des lois d’Allāh ?!

Tout ceci en plus d’autres paroles dangereuses que la femme Musulmane peut prononcer sans y prêter attention et qui peuvent pourtant la précipiter dans le Feu de l’Enfer, et nous cherchons refuge auprès d’Allāh.

Combien sont les femmes qui, dans les pays des Musulmans, affichent leur « dégoût » pour la polygynie ! Certaines d’entre elles, pour beaucoup même, disaient avec, [1/2]

le ton sur lequel elles parlent et témoignent d’un « dégoût » pour le décret d’Allāh en Lui-même malgré que Satan, le damné, les ait trompé et leur ait relativisé la chose en disant : [2/2]

« Tu ne détestes que le fait que ton époux se remarie donc il n’y a nul grief envers toi. » Nous les mettons alors en garde et leur rappelons la parole d’Allāh ﷻ : ﴾Non ! Par ton Seigneur !

Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence].﴿ | Sūra : An-Nisāʾ, Āya : 65

Ô ma chère sœur, où est donc ta soumission à l’ordre de ton Seigneur et à Son décret, toi qui, à la base, n’as été appelé Musulmane que pour ta soumission à Allāh par le tawḥīd et ton obéissance envers Lui. C’est à Allāh que revient le compte de toute chose.

Combien de sœurs et étudiantes en science religieuse qui sont considérées parmi les meilleures femmes, lorsque l’on évoque ce sujet devant elles, tombent à la renverse et paraissent élever les préceptes de la laïcité. Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allāh !

Certains vont même jusqu’à louer Allāh du fait que leur époux soit décédé avant de devenir polygyne, et c’est à Allāh que nous appartenons et c’est vers Lui que nous retournerons ! La polygynie n’est-elle pas au cœur même de la loi d’Allāh ﷻ ?

Et sache, ma sœur, que Celui qui a honoré la femme Musulmane et lui a légiféré des droits qui la préservent des injustes, est Celui-là même qui a permis à l’homme d’épouser deux, trois ou quatre femmes.

À partir de là, il n’est pas permis à la femme qui croit en Allāh et au Jour Dernier de polémiquer sur la loi d’Allāh en acceptant ce qui lui plaît et en rejetant ce qui va à l’encontre de ses passions. Cette religion toute entière est indivisible et Allāh ﷻ dit :

﴾Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste ?

Ceux d’entre vous qui agissent de la sorte ne méritent que l’ignominie dans cette vie, et au Jour de la Résurrection ils serons refoulés au plus dur châtiment, et Allāh n’est pas inattentif à ce que vous faites.﴿ | Sūra : Al-Baqara, Āya : 85

Prends donc garde, ma sœur, de ne pas être de ceux-là et que ta jalousie aveugle ne t’entraîne pas à détester ce décret religieux car, dès lors, il faudrait craindre pour toi l’apostasie puisque Allāh ﷻ dit :

﴾C’est parce qu’ils ont de la répulsion pour ce qu’Allāh a fait descendre. Il a rendu donc vaines leurs œuvres.﴿ | Sūra : Muḥammad, Āya : 9 D’ailleurs, l’imām Ibn Qayyim al-Ǧawziya dit en commentant le verset ﴾Ô vous qui avez cru !

N’élevez pas vos voix au-dessus de la voix du prophète, et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le haussez les uns avec les autres, sinon vos œuvres deviendraient vaines sans que vous vous en rendiez compte.﴿ | Sūra : Al-Ḥuǧurāt, Āya : 2

: « Si le fait d’élever leurs voix au-dessus de la sienne fut la cause de perte de leurs œuvres, qu’en est-il alors du fait de mettre en avant et de faire prévaloir leurs opinions, leurs raisons, leurs goûts, leurs politiques et leurs connaissances sur ce qu’il a apporté ?

Ceci n’est-il pas, a fortiori, une cause de la perte de leurs œuvres ? » [Iʿlām al-Muwaqqiʿīn : Volume 1, Page 51] Que toute Musulmane sache également qu’il est de son droit d’être jalouse et triste si son mari épouse une autre femme.

Vous n’êtes pas meilleures que la mère des croyants ʿĀʾiša, la pure, la véridique fille du véridique, dont la jalousie fut l’objet de nombreux récits, mais jamais elle ne s’opposa à ce qu’Allāh a rendu licite ni n’empêcha son époux de se remarier.

ʿĀʾiša, qu’Allāh l’agrée, ne se leva jamais face à son époux en disant : « C’est soit moi, soit elle. Divorce-moi et marie-toi. » À Allāh ne plaise ! Le Diable [qui peut être un humain parmi les femmes et comme elles sont nombreuses] te dira :

« Si vraiment il t’aimait, il ne se serait pas remarié. » Réponds-lui alors :

« Notre prophète ﷺ a épousé 7 femmes après ʿĀʾiša et pourtant elle était, de toutes les femmes, sa préférée, et jamais cet amour ne s’est interrompu ni n’a diminué jusqu’à ce que notre Seigneur prenne son âme tandis que sa tête reposait sur le giron de sa femme ! »

Il te dira encore : « Il n’a manqué de rien avec toi alors pourquoi aurait-il le droit de se remarier ? ». Réponds-lui :

« Même si j’étais la meilleure des femmes [physiquement et moralement] et la plus savante, Allāh n’a mentionné aucune exception parmi les femmes et a donné le droit à l’homme d’épouser une seconde, une troisième et une quatrième ! »

Le Diable [qu’il soit humain ou démon] te dira également : « Tu peux l’en empêcher, le contraindre, lui mener la vie dure et retourner les enfants contre lui. » Dans ce cas, dis-lui :

« Oui, je le peux et la ruse des femmes est immense [comme l’a décrite notre Seigneur] mais que ferais-je donc de la crainte de mon Seigneur Puissant et Majestueux ? Que ferais-je si Allāh me rend la vie difficile et m’interroge dans l’au-delà.

Il a permis et je me suis opposée, il a rendu licite et j’ai détesté ! » Il pourra aussi te dire : « Tu seras incapable de supporter la vision de ton mari avec une autre épouse légitime et tu seras inévitablement tenté dans ta religion ! » Rétorque-lui alors :

« Je ne serai pas tenté si Allāh est mon allié et Il ne m’abandonnera pas alors que je me suis soumise à Son décret et me suis conformée à Sa loi ! » Et puis, coupe leur à tous la voie de l’insufflation et de l’inspiration maléfique par la parole d’Allāh Le Très Haut :

﴾Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allāh et Son messager ont décidé d’une chose d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allāh et à Son messager, s’est égaré certes, d’un égarement évident.﴿

| Sūra : Al-Aḥzāb, Āya : 36 Quant à toi, chère sœur dont le mari est polygyne, voici mon conseil pour toi : je sais avec certitude qu’il n’y a de ǧihād plus difficile que celui contre sa propre âme comme le dit Ibn Qayyim, qu’Allāh lui fasse miséricorde :

« Le plus obligatoire des ǧihād est celui contre l’âme, contre les passions, contre le Diable et contre la vie mondaine. Quiconque combat ces 4 choses pour Allāh, Il le guidera vers les chemins de Son agrément qui conduisent à Son Paradis. » [Al-Fawāʾid : Page 78]

Ainsi, si tu combats cette âme incitatrice au mal, places entre toi et les insufflations du mauvais une barrière, freines le caprice de ta jalousie par les rênes de la šarīʿa, patientes encore et toujours et espères la récompense d’Allāh, [1/2]

alors ce qu’il y a auprès de ton Seigneur est meilleur et plus durable. [2/2] Dès lors, tu seras soulagée et tu soulageras, et tu pourras jouir de ta vie.

N’écoute donc pas les dégénérées dont les références sont les séries décadentes et les comédies méprisables, mais fais plutôt des femmes de la maison prophétiques ton modèle.

En outre, chaque sœur doit savoir que si son mari désire se remarier, rien ne lui impose de la consulter, ni de lui demander l’autorisation, ni de rechercher son agrément. S’il le fait, c’est par courtoisie de sa part et pour préserver leur bonne compagnie.

C’est pourquoi, ma sœur, tu dois agréer cela, te soumettre à Allāh en Lui obéissant et te conformer à Sa loi, et celle qui fait cela est plus en droit d’espérer la récompense du Généreux dans cette vie et dans l’au-delà.

N’oublions pas, à cette occasion, de rappeler deux choses aux frères polygynes ou qui ont l’intention de le devenir.

La première c’est que la femme [comme c’est bien connu] a été créée d’une côte incurvée donc si toi, notre frère, tu es résolu à prendre une seconde épouse, alors crains Allāh par la compassion envers elle et parle-lui avec douceur.

Soit très patient et très tolérant en lui informant de ton intention et ne soit pas effrayé par sa première réaction. Redouble de patience et arme-toi de la parole d’Allāh ﷻ et des aḥādīṯ de Son prophète ﷺ.

Si elle refuse, fais-lui peur par la mention du Tout Contraignant, rappelle-lui que cela fait partie de la šarīʿa. Si malgré cela elle s’obstine et s’enorgueillit, alors je te dis ce qu’Allāh ﷻ a dit en s’adressant au meilleur de ceux qui ont foulé cette terre :

﴾Allāh vous a prescrit certes, de vous libérer de vos serments. Allāh est votre Maître; et c’est Lui l’Omniscient, le Sage.﴿

Ibn Ǧarīr aṭ-Ṭabarī, qu’Allāh lui fasse miséricorde, a dit : « Les gens de science ont divergé quant au licite qu’Allāh avait permis à Son messager et que ce dernier s’interdit à lui-même pour gagner l’agrément de ces épouses. Certains ont dit :

« Il s’agit de son esclave Māriya la Copte qu’il s’interdit à lui-même en jurant qu’il ne l’approcherait pas pour gagner l’agrément de son épouse Ḥafṣa bint ʿUmar. »

Cette dernière avait été prise de jalousie lorsque le messager d’Allāh ﷻ s’isola avec Māriya durant son jour et dans sa maison. D’autres ont dit : « Il s’agit d’une boisson qu’il buvait et qui lui plaisait. »

La parole correcte à ce sujet consiste à dire qu’il s’agit d’une chose que le prophète ﷺ s’interdit à lui-même après qu’Allāh lui ait rendu licite.

Il se peut que ce soit son esclave, il se peut que ce soit une boisson, comme il se peut que ce soit autre chose mais le fait est qu’il s’est interdit une chose qui lui était licite alors Allāh l’a réprimandé pour cela.

Il lui a également prescrit de se libérer de son serment par lequel il s’était interdit à lui-même cette chose permise. » [Tafsīr Aṭ-Ṭabarī : Volume 23, Page : 89]

Ainsi mon frère, ne t’interdit pas [juste pour faire plaisir à ton épouse] de préserver la chasteté d’une femme veuve ou de devenir le tuteur d’un orphelin !

La deuxième chose que je voulais rappeler aux frères polygynes ou qui ont l’intention de le devenir, de craindre Allāh ﷻ, et qu’ils sachent que l’injustice est obscurité au Jour du Jugement Dernier.

Que votre penchant pour une épouse ne vous pousse pas à être injuste envers une autre, à ne pas lui donner ses droits, et à perdre ﴾le jour où l’homme s’enfuira de son frère, de sa mère, de son père, de sa compagne et de ses enfants﴿ | Sūra : ʿAbasa, Āya : 34-36

Combien s’élèvent parmi les martyrs [ainsi les considérons-nous et à Allāh revient leur compte] et laissent derrière eux une épouse endeuillée et des enfants orphelins ? Qui fera attention à eux après Allāh ?

Lorsque l’un des compagnons, qu’Allāh les agrée, était tué et qu’il avait une épouse, les autres se devançaient pour la demander en mariage après sa période de viduité.

Tous voulaient préserver la chasteté d’une Musulmane, pourvoir à la subsistance d’un orphelin et recevoir la récompense d’Allāh Puissant et Majestueux.

﴾Vous n’atteindriez la [vraie] piété que si vous faites largesses de ce que vous chérissez. Tout ce dont vous faites largesses, Allāh le sait certainement bien.﴿ | Sūra : Āl ʿImrān, Āya : 92

Le mari fait certainement partie des choses que la femme chérie, alors pourquoi ne pas en faire largesses pour le Visage de son Seigneur, en acceptant qu’il prenne une autre épouse ?

Que chacune de nos sœurs mariées se mette, un instant, à la place d’une épouse de martyr, si Allāh le veut, et daigne abandonner une partie de l’amour-propre sur lequel nous avons été créées !

Que la prière et la paix soient sur notre prophète Muḥammad, sur sa famille, ainsi que sur tous ses compagnons. Et ma dernière invocation est que la louange soit à Allāh, Seigneur de l’univers.



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