Arnaud Cerutti

Arnaud Cerutti

19-03-2021

11:51

17 ans après, le @ServetteFC a retrouvé la 2e place de Super League. Durant ce laps de temps, c'est peu dire que des choses se sont passées dans son histoire... ⬇️THREAD 2e PARTIE...⬇️

Après l'arrivée de Pishyar, le club reste en Challenge League. Il termine 13e (sur 16) et le doit notamment aux 12 buts de N’Tiamoah et aux 15 points pris à partir d’avril. William Niederhauser reste à la barre pour aborder l’exercice 2009/2010, le 1er avec Pishyar.

L’Iranien rêve de Super League, même à terme de Ligue des champions à Genève. Malgré le pilier Lionel Pizzinat, le courageux Tibert Pont, l’excellent Eudis en attaque ou encore l’étonnant Marecco, Servette peine à démarrer.

Au mois d’octobre, Niederhauser est appelé à aller voir ailleurs. Il est remplacé par Joao Alves, 57 ans, ancienne légende du SL Benfica. Très peu connu en Suisse, l’homme semble être un nom de plus à ajouter à la liste servettienne. Erreur.

Alors que les Grenat n’ont pris que 15 points avant Noël, l’union réclamée à ses joueurs par Alves fait la force ensuite. Le club monte en puissance et fait feu de tout bois au printemps: il prend 37 points et termine 4e, à seulement 7 unités du barragiste.

Autant dire que l’objectif «remontée» est fixé pour la saison suivante, 2010/2011. Les jeunes Xavier Kouassi et François Moubandje sont appelés à prendre de l’importance dans le groupe. De bonnes recrues débarquent.

En défense notamment, Servette peut s’appuyer sur Pedro Mendes, Christopher Routis et Patrik Baumann. Marcos De Azevedo, Stéphane Nater (milieux) et Goran Karanovic (attaquant) se mettent rapidement en valeur.

L’exercice commence d’ailleurs en fanfare: 1-4 à Vaduz, 3-1 contre Nyon, 6-0 contre Kriens… La jouerie du SFC séduit aux quatre coins du pays. Les joueurs adorent Joao Alves, un «ancien» certes mais très proche d’eux.

Malheureusement, le derby lémanique contre le LS, autre candidat autoproclamé à la promotion, tourne à l’avantage des Vaudois le 25 septembre 2010. Cela ne contrecarre pas la dynamique genevoise, mais perdre contre un adversaire direct n’est pas une bonne chose.

Néanmoins, l’équipe poursuit sa marche en avant; solide derrière et très inspirée devant. Elle inquiète le FC Bâle en Coupe. Puis en avril, elle prend sa revanche sur Lausanne et bat Vaduz. En mai, elle colle un 6-0 à Lugano. Mais une défaite 3-2 à Locarno passe mal.

Jouer la promotion directe se complique. Servette doit viser le barrage. Il arrache avec courage son billet en battant Chiasso puis en s’imposant à Yverdon. Lausanne termine 1er pour trois points de plus.

Vient donc le barrage contre Bellinzone, 9e de Super League. Choc de Grenat et la tendance veut que Servette en soit presque le favori, car il a le vent dans le dos. Une volée fantastique de Pavel Pergl à la 88e permet cependant aux Tessinois de s’imposer à l’aller (1-0).

Dominateur au Tessin, le SFC peut s’en vouloir. Mais il ne s’attarde pas sur ces choses-là. Il rêve d’un 31 mai 2011 de folie, cela sous une pluie battante et devant plus de 22'000 personnes qui donnent au Stade de Genève des allures de Théâtre des Rêves.

A la 11e minute, De Azevedo montre la voie et trouve la faille sur coup franc. Puis surgit un héros improbable, sorte de Lilian Thuram genevois: Patrik Baumann. Le Bâlois frappe 2 fois de la tête et fait chavirer Genève.

Sauf que Lustrinelli réduit la marque et insinue le doute. Si Bellinzone marque encore, les rêves de montée s’évanouissent. C’est le moment choisi par David Gonzalez pour se muer en muraille. Une ultime frayeur rend la promotion encore plus belle.

Le «We are the champions» résonne alors dans le Stade de Genève. Même si Servette n’est en rien champion, l’hymne est repris à tue-tête. «C’est le plus beau jour de ma vie», glisse Tibert Pont. «La Challenge League était trop petite pour mes joueurs», sourit Joao Alves.

Dans le même temps surgit sur l’écran géant de l’antre un portrait de Majid Pishyar avec la mention «Yes we did», comme le «Yes we can» de Barack Obama. L’Iranien devient même fou dans une interview radio.

«We did, we did… I’m happy. I was sure. I was sure I can take this team to Super League. NOBODY BELIEVE ME. BUT I WAS SURE. I WAS SURE. WE DID… It was great. They did their best. Did you see they were better than them. They’re in Super League. Nobody believe me…»

«I DIIIIIIIIIIIIIIIIIIID… Thank you. Thank you. We go to be champions in Switzerland. I promess. We will do it. We will do it. We will do it. In a very soon time. Up to him. MY GOD. MY GOD HELPED ME …»

Au lendemain de cette réussite, Genève revit. Le foot genevois dans son ensemble sourit. Et même la Suisse entière se réjouit de revoir l’un de ses plus grands clubs dans l’élite, où les Romands se retrouvent à 4!

L’euphorie est pourtant rapidement douchée, Pishyar et son tout frais directeur sportif portugais Costinha (vainqueur de la C1 2004 avec Porto et finaliste de l’Euro la même année) proposent à Joao Alves de rester… en réduisant son salaire!

Le «mage» reste tout de même à Genève et ses joueurs continuent de faire l’union sacrée autour de lui. Les arrivées du défenseur Roderick et du milieu de terrain Yartey donnent encore plus d’allure au groupe.

Servette n’est en rien ridicule pour son retour dans l’élite. Bien au contraire, il flambe. Les Grenat s’imposent à Zurich et dominent Lausanne. Puis avant la rentrée des classes, ils s’offrent un festival à Sion (0-4).



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