Arnaud Cerutti

Arnaud Cerutti

19-03-2021

12:12

17 ans après, le @ServetteFC a retrouvé la 2e place de Super League. Durant ce laps de temps, c'est peu dire que des choses se sont passées dans son histoire... ⬇️THREAD 5e PARTIE...⬇️

Kodro est resté en place à l’été 2017, mais Nsame a décidé de changer d’air, répondant logiquement aux sirènes des Young Boys, où il deviendra vite un élément majeur. Sans buteur, Servette n’a plus la même allure.

Malgré l’arrivée de Miroslav Stevanovic, un artiste bosnien attiré par Kodro, le collectif rame. Le soliste «Micha» ne peut sauver les apparences. Les Grenat concèdent trop de points bêtement. Notamment contre Xamax.

En mars 2018, c’en est trop pour les dirigeants, qui écartent un Meho Kodro qui n’a jamais vraiment su faire l’unanimité dans ses rangs. Celui-ci est remplacé par son adjoint, le Genevois Bojan Dimic. Mais «Bobo» ne peut pas faire de miracles.

A la tête d’un groupe quelque peu désuni, il doit se contenter de terminer la saison tout en laissant quelques jeunes dans le grand bain. L’idée est de préparer l’exercice suivant, sachant que Xamax a déjà pris le large.

Sur ses 10 derniers matches, le SFC ne prend que 13 points. Il termine encore 3e, derrière Xamax et Schaffhouse. L’absence d’un vrai buteur, malgré l’arrivée de Mytchell Chagas, a coûté cher aux Genevois.

En mai 2018 se prépare donc la dernière étape de la reconstruction. Dans le milieu, on s’impatiente et on fait savoir que, débarrassé de Zurich et Xamax, Servette se doit d’aller chercher une place en Super League.

Dimic est appelé à retourner dans son rôle d’adjoint. Fabio Celestini est tout proche d’être engagé comme coach. Alors qu’il a visité les installations et que sa signature se dessine, les négociations sont rompues.

A la surprise générale, le Servette FC engage alors Alain Geiger (58 ans), «disparu» du foot suisse depuis 2010, pour le replacer sur la carte du ballon rond helvétique. La nomination du Valaisan vaut un torrent de critiques aux dirigeants.

Douze mois plus tard pourtant, tout le monde se doit de tirer un grand coup de chapeau à Geiger, qui a su s'appuyer sur les compétences déjà présentes, et à sa bande (Dimic, Gérard Bonneau, le team manager Lionel Pizzinat, l’entraîneur des gardiens Daniel Blanco...).

Car en mai 2019, Servette retrouve l’élite au terme d’une saison à bout de souffle. Commencée en tâtonnant, puis terminée en boulet de canon avec des succès épiques, à Kriens, à Lausanne sous la neige, à Schaffhouse…

Puis surtout, marquée par cette démonstration du 10 mai 2019 contre Lausanne. Un 3-1 exceptionnel dans une ambiance de folie qui rappelle les plus beaux moments du foot genevois, avec plus de 20'000 spectateurs déchaînés.

Cette promotion, historique, Servette la doit aux gamins du canton (Frick, Sauthier, Imeri, Cespedes et même «l’adopté» Routis), mais aussi à Rouiller, Stevanovic, Cognat, Alphonse, etc. Alain Geiger a su s’adapter. Il est un grand bonhomme du SFC.

De retour dans l’élite, Servette veut tout faire sauf revivre ce qu’il a vécu entre 2011 et 2013. Il joue la prudence mais a au moins la certitude d’être «béton» sur le plan financier. Didier Fischer peut passer le témoin, dès janvier 2020, à Pascal Besnard, ex-joueur du club.

Servette conserve Cognat et Stevanovic. Il accueille en outre l’excellent Vincent Sasso en défense et le précieux Gaël Ondoua dans l’entrejeu. S’y ajoute pour quelques mois l’intéressant Park.

Tout le monde se réjouit de voir Servette à l’échelon le plus haut. D’emblée, les Genevois exposent leur courage en faisant match nul chez le champion (1-1), ceci alors «qu’on aurait pu exploser et en prendre 5», concède Frick.

Ce point lance leur saison et, très vite, on s’aperçoit que le SFC est resté joueur. Il séduit aux quatre coins du pays. Son football chatoyant et sa prise de risques lui valent des éloges. En novembre, il s’offre successivement YB, Lucerne et Bâle.

Ces succès insinuent l’idée que Servette ne jouera pas contre la relégation, mais bien plus haut. En janvier, d’aucuns l’imaginent même capable de flirter avec le podium. Une victoire 4-1 contre le FCZ et un nul à Bâle confirment cette impression.

Sauf que la crise sanitaire s’invite et balaie les certitudes de tout le monde. Elle freine Servette et condamne carrément Saint-Gall, qui aurait pu jouer le titre. Bien qu’ils ne soient plus en verve, les Grenat sauvent quand même ce qu’il faut.

Mieux encore: la 4e place finale du SFC, après avoir intégré plusieurs jeunes, lui permet de se hisser en éliminatoires de l’Europa League. Grâce à une gestion intelligente, l’horizon est bleu malgré la crise sanitaire qui affecte la planète entière.

En coulisses, Constantin Georges est mis à l’écart. Quelques mois plus tard, c’est l’ancien international Philippe Senderos qui arrive dans un poste de directeur sportif. Il doit actionner son réseau.

La pause est toutefois courte, autant en raison d’une fin de saison tardive que de la reprise précoce due à l’Europe. Les Grenat franchissent l’obstacle Ruzomberok mais tombent un peu bêtement contre un faible Stade de Reims.

Pas grave, l’important est le championnat. Hélas, Servette se prend d’entrée les pieds dans le tapis, à Lausanne (2-1), le néopromu. Mais Schalk lui donne la victoire la semaine suivante contre Bâle. Le club connaît toutefois un coup de mou à l’automne.



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