Arnaud Cerutti

Arnaud Cerutti

19-03-2021

11:57

17 ans après, le @ServetteFC a retrouvé la 2e place de Super League. Durant ce laps de temps, c'est peu dire que des choses se sont passées dans son histoire... ⬇️THREAD 3e PARTIE...⬇️

Hélas, au retour de Tourbillon, Pont et ses partenaires ne parviennent plus à surfer sur la vague de la promotion. Laminés à domicile par Bâle, ils s’encoublent contre Lucerne, LS, encore contre Bâle, puis face à Sion.

Les guéguerres internes entre le staff technique et le staff administratif commencent à peser sur tout le monde. Autrefois excellente, l’ambiance a du plomb dans l’aile. Les factures non payées commencent à s’accumuler.

Alors qu’il avait tout pour bien faire, Majid Pishyar laisse le club s’éteindre à petit feu. Le spectre d’un «revival» de 2005 commence à poindre sur le Stade de Genève. Au mois de novembre, Alves est dégagé.

Les joueurs sont las, les fans usés. Pishyar nomme l’inconnue Joao Carlos Pereira pour redresser le groupe. L’homme n’est pas un mauvais bougre, mais passer après l’idole Alves n’est pas chose aisée.

Néanmoins, l’effectif, soudé comme jamais, ne veut pas baisser les bras. Chacun sait ce qu’il doit à Servette. Chacun sait aussi qu’en cas de problème au sein du club, il vaut mieux avoir brillé avant pour trouver un autre point de chute.

Sur le terrain, le SFC relève la tête et cueille 13 points sur 18 possibles en un mois. En dehors, un sauveur est nommé: Hugh Quennec. Le président du Genève-Servette HC est chargé de s’occuper également du SFC.

L’homme est entouré par un important groupe de financiers dans cette opération. Le 8 mars 2012, le spectre de vivre une nouvelle faillite s’éloigne. Les joueurs sont soulagés. Ils accueillent la nouvelle par des cris de joie. Comme un titre.

Surtout que Joao Alves revient sur le banc! Même s’ils vacillent au début du printemps, les Servettiens réagissent pour boucler la saison de fort belle manière en battant YB, GC et Zurich. Fait improbable, ils décrochent même une place européenne.

C’est lors de la dernière journée de la saison, en battant le mastodonte FC Bâle (2-1) grâce notamment à une volée d’Eudis, que les hommes d’Alves terminent au 4e rang, à seulement 3 points du podium.

Avec 8 réussites chacun, Goran Karanovic et Ishmael Yartey sont parmi les grands éléments du club. Idem pour Xavier Kouassi, superbe milieu de terrain, ou encore François Moubandje, révélation à son poste de latéral.

Européen, Servette déjoue les pronostics. Il tient à poursuivre cette remontée vers les sommets. Mais tout ne se passe pas comme prévu. L’été 2012 est mal géré. La participation aux éliminatoires de l’Europa League coûte de l’énergie.

Vainqueurs de Gandzasar (Arménie) mais éliminés par Rosenborg, les Grenat entament le championnat sur les rotules. Roderick est parti, Vitkieviez est déjà loin depuis 8 mois et le collectif n’affiche plus la même verve.

Après 8 matches de championnat, le SFC ne compte que 2 points à la mi-septembre. Joao Alves est de fait remercié. Le club appelle Sébastien Fournier, son ancien joueur, à son chevet. Le Valaisan doit remettre de l’huile dans le moteur grenat.

Sa passion du jeu ne fait toutefois pas de miracles. Une défaite en Coupe de Suisse à Cham dès son 1er match sur le banc montre ce à quoi ressembleront les mois suivants. Les Grenat s’offrent 9 points de plus avant Noël.

L’intersaison ressemble à une mission commando. Il faut sauver Servette. A la recherche d’un attaquant, les dirigeants se fourvoient. On annonce Eric Mouloungui, mais surgit Omar Kossoko, un ancien de l’AJ Auxerre.

Âgé de 25 ans, l’intéressé n’a pas de grande référence. Il ne fera d’ailleurs rien à Genève. Sa fiche de stats demeurera vierge. Le retour à Genève de Matias Vitkieviez redonne toutefois un peu de couleur au SFC.

L’éphémère international suisse donne la victoire aux siens contre Lausanne. Il marque encore quelques semaines plus tard pour aller battre YB, son ancien club. Le redressement semble possible, le LS n’étant pas au mieux non plus.

Mais après Pâques, le SFC pose un lapin à ses fans; il ne gagne plus. Sur les 10 derniers matches de l’exercice, il ne prend que 6 points. Sa victoire contre Sion aura laissé espérer un sauvetage…

Seulement, une lourde défaite 3-0 à Lausanne, où Tréand aura ajusté la transversale après 39 secondes de jeu (et si c’était rentré?), finit par achever les Genevois et les renvoyer au purgatoire nommé Challenge League.

A l’été 2013, les Grenat se retrouvent donc en 2e division. Les rêves et l’euphorie du 31 mai 2011 semblent très loin. L’arrivée au club de Pascal Zuberbühler dans un rôle hybride est pour certains une bonne nouvelle.

Sauf que l’ancien gardien international veut très vite s’arroger les pleins pouvoirs. Sébastien Fournier en fait les frais dès le mois d’août. Jean-Michel Aeby lui succède alors. Servette, qui a perdu Moubandje et Pizzinat, boucle le 1er tour avec 34 points.

Pas assez apparemment, puisque Quennec et Zubi scient leur branche en écartant Aeby, qui se voit remplacé par un improbable duo Mario Cantaluppi (grand copain de Zubi)-José Sinval. Battu par Schaffhouse, Vaduz et Wohlen, le SFC termine 5e, à 3 points du 2e rang.

Cette saison 2013/2014 est frustrante pour un groupe qui valait mieux que ça, mais qui a payé les errements à l’interne et les inconstances de son gardien Roland Muller. Les 22 buts cumulés de Tadic et Tréand n’auront pas suffi.



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